Biographie d'Alphonse Massamba-Débat

Alphonse Massamba-Débat est un politicien congolais (1921-25 mars 1977) qui a été président de son pays de 1963 à 1968. Instituteur de profession, il se joignit à l'Union démocratique pour la Défense ses intérêts africains, dirigé par l'abbéFulbert Youlou, qui devait devenir le premier président du Congo dès que le pays ait obtenu son indépendance en 1960. Il a occupé postes politiques sous la première république : Président de l'assemblée en 1961 Ministre du plan et de l'équipement en 1963 Massamba-Débat devint premier ministre d'un gouvernement provisoire suite à une insurection des travailleurs qui contraint le président Youlou à la démisson en août (1963).

Il fut élu président de la République la même année. Sous sa présidence le Congo a connu un début d'industrialisation et le niveau de vie des Congolais s'était amélioré. Trois grandes unités de productions à grande main d'œuvre ont été construites : usine textile de Kinsoundi, palmeraies d'Etoumbi, usine d'allumettes de Bétou, chantiers de constructions navales de Yoro, etc. Des centres de santé ont été construits (deux à Brazzaville et un à Pointe Noire). De nouveaux groupes scolaires (collèges et écoles primaires) ont également été construits dans toute la république sur fonds propres. Mais les libertés fondamentales étaient confisquées.

L'unique grand stade de foot ball fut construit sur fonds propres sous sa présidence, il est actuellemnt baptisé stade Alphonse Massamba Debat à Brazzaville. En 1968, il fut à son tour chassé du pouvoir par un coup d'État, dirigé par Marien Ngouabi, qui lui succéda à la présidence du Congo le 1er janvier 1969. Il se retira dans son village où il s'adonnait à l'écriture et à des expérimentations agricoles. Huit ans plus tard, Massamba-Débat fut accusé d'avoir comploter pour assassiner le président Ngouabi. Il fut sommairement jugé par le Comité militaire du Parti dirigé par Sassou-Nguesso et exécuté de nuit à Brazzaville. Son corps ne fut jamais rendu à sa famille. Sa mémoire a été réhabilitée par la Conférence nationale mais jamais sa tombe n'a été montrée par ses assassins