Géographie

Situation géographique

Le Congo-Brazzaville ou république du Congo (par opposition au Congo-Kinshasa ou République démocratique du Congo) est un État d'Afrique équatoriale limité à l'ouest par l'océan Atlantique et le Gabon, au nord par le Cameroun et la république centraficaine, à l'est et au sud par l'ex-Zaïre (ou République démocratique du Congo).

Traversé par l'équateur et à moitié recouvert par la grande forêt, le territoire congolais s'étend sur 342 000 km2, le long des rives droites de l'Oubangui et du fleuve Congo, dont toutefois il n'atteint pas la basse vallée.

Relief et hydrographie

Le relief est constitué de trois ensembles :
le bas Congo, bourrelet montagneux côtier (massif du Mayombe), région de collines et de montagnes peu élevées qui sépare l'étroite plaine littorale (200 km de façade sur l'Atlantique, où débouche le Kouilou) de l'intérieur du pays.
la cuvette congolaise formant une plaine alluviale semi-aquatique
au nord-ouest de cette zone marécageuse, de vastes plateaux gréseux (Batéké et Konkouya, 1 040 m au mont Leketi) séparent le bassin du Congo de celui de l'Ogooué, au Gabon. Couverts de savanes, ils sont cloisonnés par les forêts-galeries ou par les marécages qui accompagnent les affluents navigables du fleuve Congo.

Les fleuves et les rivières se répartissent entre deux grands bassins : celui du Congo au centre et au nord, et celui du Kouilou-Niari au sud-ouest. Le Congo (4 614 km) est le fleuve du monde le plus puissant après l'Amazone. Il prend source dans la république démocratique du Congo, arrose la république du Congo sur 700 km et joue, avec ses affluents, un grand rôle économique. Le Kouilou (320 km) et son affluent, le Niari, irriguent l'ouest du pays; le cours inférieur du Kouilou est navigable.

Climat et végétation

Dans le nord du pays, le climat est équatorial, chaud et humide, avec deux saisons sèches et deux saisons de pluies. La température moyenne annuelle est de 28°.
Dans le Sud-ouest, le climat est tropical humide avec une saison de pluie (8 mois) et une grande saison sèche (3 à 4 mois).
Dans le Centre, le climat est subéquatorial avec une saison sèche très marquée.

65 % du territoire congolais est couvert par de grandes forêts tropicales. Le massif du Chaillu, la forêt du Mayombé, à l'ouest du pays, et la forêt inondée du Nord constituent le deuxième domaine forestier du monde. Le reste du territoire est recouvert de savanes.

Données démolinguistique

La population du Congo-Brazzaville (3,999 millions d'habitants) est composée très majoritairement de Bantous et de quelques minorités parmi lesquelles on compte des Pygmées (1,4 %). Parmi la soixantaine d'ethnies, les Kongos sont les plus nombreux (51,5 %), suivis par les Tékés (17,3 %) et les Mboshis (11,5 %). Les nombreuses ethnies non citées représentent 19,7 % de la population.

Malgré une faible densité (12 habitant/km2), cette population est inégalement répartie, car 70 % des Congolais sont concentrés dans les sud du pays, sur le littoral, sur la rive du Congo moyen et parallèlement à la voie ferrée Congo-océan qui relie ces deux zones. Long de 795 km, cet axe économique vital supplée à la navigation sur le cours inférieur du Congo; il est raccordé à la ligne de Franceville qui apporte le manganèse du Gabon et unit le port maritime de Pointe-Noire à Brazzaville, la capitale qui concentre plus de 35 % de la population du pays. Les grandes forêts du Nord sont quasiment inhabitées. Ainsi, la province de Bouenza, au sud, a une densité de 14,5 habitants/km2 et celle de Likouala, dans l'extrême nord du Congo, a une population très clairsemée (1,1 habitants/km2)

Soulignons également que les trois quarts de la population habitent les villes, ce qui fait que le Congo-Brazzaville reste l'un des pays les plus urbanisés d'Afrique. A elles seules, les agglomérations de Brazzaville ( 1 000 000 habitants) et de Pointe-Noire (500000 habitants) concentrent plus de 60 % de la population; les autres villes importantes sont Loubomo (83 000 habitants) et Nkayi (42000 habitants).

Les langues les plus importantes du pays appartiennent à la famille bantoue : il s'agit du munukutuba (50,3 %), du kikongo (36,5 %), du lingala (13 %), du mboshi (8,5 %) et des langues tékés (8 %), ainsi que quelques autres langues. Le lingala, la "langue du fleuve", est parlé dans le Nord et à l'est, tout le long des cours d'eau; le munukutuba (ou kituba), la "langue du chemin de fer", est parlé dans le sud.

Le nombre des locuteurs du munukutuba, du kikongo et du lingala comprend ceux qui les parlent comme langue seconde. Ces trois langues sont considérés comme des langues véhiculaires avec le français qui est la langue officielle. Ainsi, le munukutuba, le kikongo et le lingala rejoignent toute la population congolaise. Ces deux langues ont connu une grande expansion depuis la colonisation française, mais le lingala a connu la plus grande extension. Quant à la langue française, elle demeure une langue-refuge et la langue du pouvoir en raison de son statut de langue officielle. Au Congo-Brazzaville, le français a acquis une coloration locale très prononcée dont l'ampleur reste encore à déterminer.

Les catholiques représentent 53,9 % de la population, les protestants 24,9 %, les membres d'églises indépendantes 14,2 % et les adeptes de religions traditionnelles 4,8 %.